De Paso …

Du 3 au 26 janvier 2013

Exposition à Barcelone des sculptures de Nathalie MIQUEL-AUBERT et des peintures d’Olivier SUIRE-VERLEY.

Deux artistes nous donnent leur vision du mouvement et des sentiments qui nous entrainent , qui nous obligent à aller de l’avant.

« Je suis habitée par un corps, je m’en nourris, puis je le crache. Produire une œuvre a quelque chose de vital, comme l’expression d’un sentiment, d’une émotion face à un corps qui nous touche et que l’on dessine pour le saisir, pour se l’approprier. Il est donc essentiel de le rejeter, enfin, pour exister soi-même. »

Nathalie MIQUEL AUBERT

“Arrastrado por la multitud…”

OSV nos habla de lejanos viajes, de suntuosas evasiones coloridas, de promesas del mañana, de frutos del mercado….el eco cantarín del mundo.

En el umbral del atelier, el artista se vuelve más intimista. Otro tiempo se devela, el del recorrido de la tela, metáfora de la vida… Una musiquita íntima y atemporal, sorda a esas visiones pudorosamente distanciadas que evocan la noción de “paso”. Los valores del blanco y negro dibujan un friso o predela que encuadran al sujeto en el centro de la obra y dejan al cuidado de un color potente y solitario, “el azul Klein” el arte de unificar el espacio, el tiempo y el relato.

¿Qué relato? El del movimiento. Hacia el punto de fuga de la tela, gente anónima avanza, apiñada, masificada, a pie o a caballo. Sólo reconoceremos sus espaldas. Río humano que como una corriente sin freno arrastra a los espectadores a su paso. La muchedumbre está en marcha hacia el horizonte.

¿Qué horizonte? Volar.
Más allá de la redondez de la tierra algunas siluetas se elevan en el horizonte celebrando este Vuelo tan querido por Folon a quien se une Suire Verley en forma de homenaje.

Anne Brandebourg, Historiadora de Arte
Diciembre 2012

« Emporté par la foule… »

Aux marches de l’atelier le peintre se fait plus intimiste. Un autre temps se dévoile, celui de la traversée de la toile, métaphore de la vie… Une petite musique, intime et intemporelle, sourd de ces visions pudiquement distanciées qui évoquent la notion de « passage »… Les valeurs du noir et blanc dessinent une frise ou prédelle, cadrent le sujet au centre du tableau et livrent aux bons soins d’une couleur puissante et solitaire, le « bleu Klein », l’art d’unifier le lieu, le temps, la narration.

Quelle narration ? Celle du mouvement.
Vers le point de fuite de la toile, des anonymes s’avancent, massés, serrés, à pied ou à cheval. On ne connaîtra que leur dos. Fleuve humain dont le courant irrépressible cueille le spectateur pour l’emporter. La foule est en marche vers l’horizon.

Quel horizon ? L’envol.
Par-delà la rotondité de la terre quelques silhouettes s’élèvent dans l’horizon célébrant cet Envol si cher à Folon auquel se joint Suire Verley en forme d’hommage.

Anne Brandebourg, historienne de l’art
décembre 2012

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